Persbericht Bral en BBL: Files eisen hun (stads)tol

Persbericht

Un article du Standaard du 22 janvier dernier titrait “12 euro tol maakt Brussel horendol”, suite à la  fuite stratégique d’une étude du Gouvernement bruxellois à propos du péage urbain. Puisqu'aucun parti ne soutient un tarif de 12 euro, cette fuite vise plutôt à rechercher un appui pour ne pas devoir appliquer le péage urbain qu’à mener un véritable débat. De plus, l’association d’automobilistes Touring a effectué une étude dont il ressort que les automobilistes sont prêts à payer en moyenne 10,58 euro par jour pour une circulation fluide.

“Si la ville ne réclame pas de péage, les embouteillages font payer le prix à la ville.”

D’après les calculs de l’organisation bruxelloise représentative d’employeurs BECI, les "couts externes" de la circulation automobile s’élèvent à Bruxelles à 511 millions par an. Ces coûts ne sont pas payés par le véhicule dans la file, mais sont supportés par toute la société. Songez au changement climatique, à la pollution de l’air, aux maladies, aux décès prématurés, etc.

Et, last but not least, au temps perdu occasionné par chaque voiture supplémentaire à toutes les personnes bloquées dans la file. Tout le monde le dit : cela doit se passer autrement. Nous disons : il est donc temps d’instaurer un péage urbain.

Saviez-vous que le gouvernement flamand a déjà approuvé un péage urbain pour Bruxelles ? Un péage urbain de 3 euro par jour et une taxe kilométrique de 0,07 euro par km font partie du scénario approuvé pour l’élargissement du Ring de Bruxelles (RO). En outre, un péage urbain de 3 euro par jour aura un impact plus important sur la circulant sur le RO (donc moins de files) que l’élargissement du ring en tant que tel. Le Gouvernement flamand poursuit néanmoins l’élargissement du ring sans le péage urbain qui devait l’accompagner ni la taxe kilométrique.

Même les lobbies automobiles (FEBIAC, Touring) sont devenus favorables à une taxe sur les files sous forme de "taxe kilométrique intelligente", pour taxer ainsi davantage l’utilisation que la possession d’une voiture. Pour cette taxe kilométrique intelligente, chaque voiture doit toutefois se voir implanter une “on board unit”, ce qui rend sa mise en œuvre plus complexe. Et cela n’existe nulle part au monde. Contrairement au péage urbain qui est déjà appliqué dans diverses villes du monde. Les caméras lisant automatiquement les numéros de plaque des personnes qui paient et qui ne paient pas existent dans des villes comme Stockholm et Londres. A Malines, par exemple, celles-ci sont utilisées pour refuser le trafic de transit.

L’exemple de Stockholm démontre en outre que c’est le péage urbain lui-même et pas tellement son montant qui importe. A Stockholm, le péage n’est ‘que’ de 2,20 euro aux heures de pointe. Durant les heures creuses, celui-ci est d’un montant inférieur ou n’est pas d’application. Les bénéfices vont à de meilleurs transports en commun. Grâce au péage urbain, la circulation automobile a diminué de 20% et l’utilisation des transports en commun et du vélo ont augmenté de manière significative. L’amélioration sensible de la qualité de vie dans la ville a transformé fait disparaître les résistances au projet qui existaient au début pour aboutir à un soutien important. Le péage urbain fait maintenant partie des habitudes et est aussi évident que les parcmètres. Et la qualité de l’air s’est sérieusement améliorée.

Reste la question: quel tarif pour le péage? En 2012, l’association d’automobilistes Touring a effectué une étude dont il ressort que les automobilistes sont prêts à payer en moyenne 10,58 euro par jour pour une circulation fluide. Le BECI a quant à lui évalué la valeur d’une heure perdue à 11,72 euro. Une somme qui est encore plus élevée pour les transporteurs, allant même jusqu’à 36 euro par heure . (1)

Les réactions politiques négatives souvent émotionnelles sur le montant de 12 euro démontrent que le coût social calculé des files n’est hélas toujours pas une vérité facile à assumer, une vérité qui dérange. Si on estimer que la voiture qui se trouve dans la file ne doit pas en payer le prix, on exige alors que tout le monde ne paie le prix.

Contact

Jeroen Verhoeven
Collaborateur mobilité BRAL
| T 02 217 56 33 | M 0477 46 31 81

Erik Grietens
Collaborateur Bond Beter Leefmilieu
|T 02/282.17.34 | M 0474/40.63.94
 

(1) BECI, 2013. Livre Blanc pour une mobilité efficace.