Communiqué de presse: Nouveaux parkings dans le Pentagone: 'nouvelles ambitions, solutions dépassées'

Persbericht

Le BRAL, l'ARAU et IEB s'opposent fermement à la création de nouveaux parkings dans le centre-ville. La Ville doit obtenir de la Région des engagements fermes et concrets de réduction de la pression automobile partout et tout le temps et apporter des solutions créatives aux problèmes de mobilité en donnant la priorité aux transports en commun et à la mobilité douce.

Une gestion globale et une feuille de route claire sont impératives. Lors de la réunion publique d’information sur le processus participatif mis en place par la Ville qui a eu lieu à la Bourse, le lundi 29 septembre, le Bourgmestre Yvan Mayeur déclarait que seuls « 3 nouveaux parkings sont prévus ». Cette contradiction renforce l'impression d'un manque de coordination et de clarté dans ce dossier. Cette communication chaotique fait naître des doutes quant à la cohérence de la majorité.

La Ville de Bruxelles ne peut ignorer l’effet démontré d’aspiration du trafic engendré par la création de parking. Le développement d'une zone piétonne sur les boulevards centraux devrait s'accompagner d'ambitions concrètes pour l'efficacité des transports publics et le confort des cyclistes. Mais la Ville défend une logique différente : « d'abord la voiture, et ensuite les transports en commun et les vélos ». Cela va à l’encontre de tous les engagements pris en matière de réduction du trafic automobile à Bruxelles et en Europe. Las, la Ville de Bruxelles tend à nous prouver le contraire en renouant avec une politique des années 60-70 où l’on a vu pousser les parkings publics (comprendre à gestion et à bénéfices privés) comme des champignons, en même temps que les projets d’autoroutes urbaines, dont un mini-ring. La vision de Els Ampe, c’est celle des années 60.

La politique de stationnement n'est pas utilisée comme un levier pour réduire la pression automobile dans le Pentagone. Les 34 parkings publics déjà existants dans le Pentagone sont sous-utilisés (taux d'occupation de 60%). Au lieu d'être créative, la Ville s'entête dans une fausse solution. Prétendre comme elle le fait que l'offre de places de stationnement dans le Pentagone est trop faible relève de l'attrape-nigaud. Le nombre de places de parking public par habitant et emploi est plus élevé à Bruxelles qu’à Lyon, Bâle, Genève et bon nombre d’autres villes où, par contre, l’utilisation des transports publics est plus importante (voir illustration). Pourquoi donc s’obstiner à maintenir le nombre de parkings (en voirie + souterrain) existants ?


 

La Ville entend réduire le trafic de transit dans la zone piétonne  mais aussi  renforcer l’attractivité de la zone depuis tout le pays pour le commerce, le tourisme et l’événementiel. Ce qui est l’exception : l’afflux de voitures pour Plaisir d’hiver ou les soldes,  risque de devenir la règle et pénaliser ainsi  tous les habitants situés entre le futur « petit ring » et l’actuelle petite ceinture.

Le BRAL, l'ARAU et IEB demandent à la Ville de réviser les principes de base de l’Arrêté pris par le collège en janvier 2014 (« Un nouveau cœur pour Bruxelles »). L’objectif de ce plan doit être de réduire drastiquement le nombre de voitures dans tout le Pentagone. Le plan de mobilité régional Iris II et l’Ordonnance mobilité obligent d’ailleurs la Ville à aller dans ce sens.

 

La Ville doit obtenir de la Région une réduction drastique du trafic de transit et du trafic à destination à l’intérieur de tout le Pentagone. Pour cela il ne faut pas créer de parking supplémentaire mais une offre crédible de transport en commun. 

BRAL: Joost Vandenbroele, joost@bralvzw.be , 0473 85 35 37
ARAU: Isabelle Pauthier, i.pauthier@arau.org, 0477 33 03 78
IEB : Jérôme Matagne, jerome.matagne@ieb.be, 0485/750 421
Comité de quartier: Comité de défense des habitants de Bruxelles-Centre: Jean-François Dumoulin, jfdumoulin@skynet.be, 0475 580 370 of Arthème Gliksman,  tel: 02 217 65 82