Biestebroeck: défi d’une cohabitation entre port et logement.

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Il fait beau du côté du canal. Quelques 60 personnes sont au rendez-vous comme témoins d’un mariage extraordinaire. Ici, au Biestebroeck, un des seuls endroits portuaires à Bruxelles, le pouvoir public va expérimenter la cohabitation entre le logement et la production. A match made in heaven? Ou crónica de una muerte anunciada : la mort des activités industrielles et la perte d’emplois pour les bruxellois non-qualifiés?

Quand le BRAL et un groupe d’intéressés visitent le Biestebroeck, le calme règne. Nul ne peut imaginer que cette zone de 47 hectares sera le terrain d’expérimentation d’un nouveau concept urbain: une ZEMU ou« zone d’entreprises en milieu urbain ». Le défi: y permettre la création de logements et d’infrastructures collectives sans perdre la vocation industrielle de la zone.

Claire Heughebaert chef de project de l’équipe transversale  « canal » qui coordonne le  masterplan pour le Biestebroeck: “ On va e.a. installer un CTU, un Centre de Transport Urbain. Des marchandises y seront amenées par bateau  pour ensuite les stocker et les délivrer dans toute la ville en camionnette.”

Bouwmeester/maître architecte de BXL, Kristiaan Borret ajoute: “On envisage des petites entreprises atour des quais, comme par exemple des plombiers.. Les lieux de stockages devraient les attirer car ils doivent maintenant se déplacer loin en dehors de ville pour trouver leur matériel.”

Habiter au-dessus de l’industrie

Toutes ces activités devront aller de pair avec du logement. En grand nombre d’ailleurs: 3800 logements sont projetés. Claire Heughebaert  « Pour Biestebroeck , nous avons favorisé une forte densité. Pour préserver le patrimoine industriel, on permet d’ajouter des étages. Par ce biais, la réhabilitation des bâtiments devient plus intéressante pour les promoteurs par rapport à un démolition-reconstruction, processus habituel. »

Cela sous-entend que les activités de stockage, livraisons et production seront superposées, si tout va bien, aux fonctions résidentielles. Bref: industrie au rez-de-chaussée, logements au-dessus.

Kristiaan Borret admet que le défi n’est pas aisé. « On devra construire des quartiers urbains de qualité. De plus, il faudra y intégrer la production. » Pas évident. Or, plusieurs mesures devraient permettre cette coexistence entre des fonctions fort différentes. Claire Heughebaert « Les livraisons se feront à l’intérieur des bâtiments, dans les socles, pour réduire la nuisance sonore. Ensuite, on prévoit beaucoup d’espaces publics verts et qualitatifs, disons des connections paysagères vers le canal, pour compenser. Une école primaire et secondaire sont également prévues. »

Habiter au-dessus d’architectes?

Pour l’instant, tout ça ressort de la théorie. Un premier obstacle: le pouvoir public ne maitrise pas le foncier. Les terrains appartiennent en majorité au privé et les prix ont déjà explosés. Il faudra donc  convaincre les promoteurs qu’ils peuvent jouer le jeu sans pour autant perdre la rentabilité de leurs terrains.

Le premier îlot en phase de construction, Atenor City Dockx, a déjà exigé une négociation laborieuse. Martine Gosuin de Citydev et Claire « Au début, ils voulaient construire un projet intérieur, avec le dos vers le canal et des tas de bureaux. Ce n’est pas  vraiment le but. Nous avons tout de même pu obtenir e.a. un certain nombre de logements public une espace public, une école et  un socle qui peut accueillir des vraies activités de production   Kristiaan Borret: « Malheureusement, nous avons dû aussi accepter ,la production dite ‘immatérielle’ comme des architectes, graphistes, etc. Dorénavant, il faudra être plus stricte pour garantir les vrais activités industrielles. »

Chasser des emplois?

Mais est-ce que des emplois pour les Bruxellois seront vraiment au rendez-vous? Le témoignage de chef de l’entreprise de Travie n’est pas rassurant. « Le nombre d’emploi pour les personnes sans formation risque d’être faible. Un plombier par exemple, est fort qualifié. »

Travie est implanté dans le quartier Biestebroeck, au bord du canal, depuis 2000 et emploi presque 400 personnes. Il s’agit surtout de postes pour des personnes non-qualifiées. Il craint que le projet du ZEMU va les chasser.

“Notre quai de décharge est le cœur de notre projet. Chez nous, 40 remorques de matériel sortent quotidiennement. Or, avec les nouveaux plans, nous serons expropriés de six mètres le long du quai.  Ça ne semble pas énorme, mais dans ce cas de figure, on ne pourra plus passer avec des camions-remorques. Cela va nous tuer. Et personne n’est venu à notre rencontre pour connaître notre point de vue.”

Claire Heughebaert le rassure: “Ce n’est pas du tout l’intention d’éliminer les entreprises existantes. Il s’agit sans doute d’une petite faute, pour laquelle il faudra chercher une solution.”

Coexistence

Mais qu’en est-il des critiques plus générales? Claire Scohier d’Inter Environnement Bruxelles: « Dans ce bassin, il y a 7500 emplois, surtout non-qualifiés et repris par les Bruxellois. Jusqu’à maintenant, les nuisances de ces activités industrielles et portuaires n’avaient pas de répercussions sur les quartiers résidentiels. Mais si ces activités doivent coexister avec beaucoup de logements, dans une mixité verticale de surcroît(logements au-dessus des entreprises), comment vont réagir ces nouveaux riverains? De plus, il n’y aura quasi pas de logements sociaux, ni même un grand nombre de logements moyens. Il y aura surtout des logements privés et donc un public peu tolérant au bruit et autres nuisances. Bien sûr, activités productives et logement peuvent cohabiter ,mais ne risque-t-on pas de perdre les activités portuaires ? »

Autrement dit: les PMEs voudront-elles s’installer en-dessous de ces logements? Réponse de Martine Gosuin: « Il nous faudra les trouver. C’est un défi  »

Khristian Borret nous invite à regarder la situation d’un autre angle: « Il faut comparer les ZEMUs avec les mesures de la plupart des villes. Là ils reconvertissent leur anciens ports en du 100% résidentiel. On peut alors voir les ZEMUs comme un atout. On veut surtout y attirer les PME, qui sont les vecteurs de l’emploi en Belgique. »

Claire Heughebaert ajoute: « En plus, nous voulons prioriser ces activités qui seront au service de la ville. Commeles métiers de la rénovation, par exemple. » Bruxelles en a besoin.

De Zenne : interregionaal en vol vis

Een van de stille krachten die aan het werk zijn in Biestebroeck, is de Zenne. Verborgen voor veel Brusselaars vloeit ze hier op enkele plaatsen aan de oppervlakte. Gaetan Cuartero Diaz  weet er alles van. Hij werkt bij Leefmilieu Brussel aan het “blauwe netwerk” en probeert de Zenne in dit gebied opnieuw in eer te herstellen. “De waterkwaliteit van de Zenne is er duidelijk op vooruit gegaan. In 2013 zat er één vissoort in de rivier. Drie jaar later telden we al vijftien soorten! Om nog beter te doen, werken we aan het herstel van de oevers. Zonder levende oevers kan een rivier geen ecosysteem worden. De ‘hydromorfologie’ moet hersteld, zeggen we, overal in de stad. Op dit moment zou je kunnen spreken van enkele parels, verspreid over de loop van de Zenne. We willen die parels nu met elkaar verbinden tot een volledig halssnoer. De grote obstakels zijn de verkeersassen – wegen en spoorwegen. Bovendien wordt de waterkwaliteit nog altijd bedreigd door de riolen. Bij hevige regenval lopen die nog altijd over in onze waterlopen via het systeem van de overstorten.”

Bernard Declève, Marleen Goethals en Roselyne de Lestrange van UCL & ULB pikken in. Met het project Metrolab Brabant-Senne hebben ze een participatieve, grensoverschrijdende denkoefening gemaakt over de stad en haar hinterland, vertrekkend van de open ruimte en het blauwe netwerk. Ze hebben daarbij ingezoomd op enkele plekken langs de Zenne en manieren gezocht om de stedenbouwkundige uitdagingen te koppelen aan de valorisatie van het landschap. “De sleutel tot succes is het grondbeheer. Waar de overheid de gronden rond de waterlopen bezit, is succes zoveel makkelijker te bereiken.” Gaetan wijst er ons op dat we met controle ook al ver zouden geraken: “Eigenlijk is het al jaren zo dat je niet mag bouwen op de oevers van beken en rivieren maar die regel wordt helaas met de voeten getreden.”

Wat hebben we geleerd?

1.          Opdat er ook ondernomen zal worden in deze ondernemingsgebieden,  zijn zowel alertheid,  creativiteit als (veel) druk van de overheid nodig. De private projectontwikkelaars zetten vooral in op de realisatie van zo veel mogelijk appartementen, wat kantoren en/of een winkel.

2.         Tijdens de inleiding en het debat kwam de ‘achterpoort’ aan bod die zegt dat de productie van ‘geestelijke goederen’ ook een productieactiviteit is. Die interpretatie zorgt er voor dat een kantoorruimte telt als een plek voor productie. Waarom die achterpoort niet sluiten?

3. Alle intervenanten waren het er over eens : het is tijd voor een grondige evaluatie van de OGSO’s en de bijbehorende voorschriften. Een herziening van de voorschriften is ineens het moment na te denken over woningen nààst productieactiviteiten i. p. v. er boven.

3.         We kregen de primeur een nog in aanmaak zijnde pad langs de Zenne te bewandelen. Voorlopig loopt dat nog niet van Halle tot aan het Zuidstation, maar met de nodige doortastendheid kan dat niet lang uitblijven..

4.         Het verhaal van TRAVIE, een sociale werkplaats waar meer dan 300 – vaak mindervalide – mensen uit Brussel werken, wekte veel verbazing en steunbetuigingen. Samengevat: in de nieuwe plannen wordt hun laad- en loskade onteigend. Hierdoor wordt hun activiteit de facto onmogelijk gemaakt. Maestro, een oplossing aub!

In bijlage vind je de voorstelling die Claire Heughebaert (projectleider kanaalplan bij de Maatschappij voor Stedelijke Inrichting) gaf tijdens het ontbijt bij ROTOR.

Piet Van Meerbeek & Steyn Van Assche

Meer info: steyn[a]bral.brussels

Dank aan de Haven van Brussel  (Valérie Tanghe, directrice marketing & développement), Citydev (Martine Gossuin, Directrice Urbanisme, environnement, projets mixtes et concertations),  Leefmilieu Brussel (Cuartero Diaz Gaëtan, blauw netwerk), Inter-Environnement Bruxelles (Claire Scohier), Metrolab Brussels (Bernard Declève, Roselyne de Lestrange en Marleen van Maledeghem), MSI/Cel Canal (Claire Heughebaert),  en Brussels Bouwmeester Kristiaan Borret voor hun interventies en toelichtingen.

Ook dank aan ROTOR en ENTRAKT voor het ter beschikking stellen van hun locaties.

Les propos ont été notés lors d’une promenade et d’un débat organisés par le BRAL, le 10 juin 2017.