La structure financière du BRAL

Depuis nos débuts, nous menons nos activités grâce à des subventions des pouvoirs publics. Le fait que l’autorité subsidie le monde associatif et nourrisse ainsi un regard critique sur sa politique est un signe de démocratie saine. Stimuler le débat public sur les mesures politiques ou le manque d'action est nécessaire pour mettre en œuvre une politique adaptée. Il est en effet important pour un politicien/politicienne de se baser sur les différentes opinions existantes dans la société.

On observe aujourd’hui une tendance à la diminution des subsides accordés aux associations, qui constituent justement cette voix critique, ce qui implique par-là un déficit pour notre société et pour la démocratie. Au nom de la restriction budgétaire, les budgets alloués sont destitués un peu partout et le contrôle ne fait ainsi qu’augmenter. Les budgets de fonctionnement se raréfient et les associations ont besoin de mener de plus en plus de projets en parallèle pour rester éligibles. De plus, la concurrence augmente. Les associations ne sont pas les seules à chercher des budgets supplémentaires pour leurs activités : c’est aussi le cas des administrations, organismes para-régionaux, écoles,...

Projects, projects, projects

Bral ressent déjà cette tendance depuis quelques années, mais la situation est vraiment devenue critique en 2014. Une grande insécurité financière nous a forcé d’une part à faire des économies et d’autre part à explorer activement d'autres canaux de financement et à mener de plus en plus de projets. Cela nécessite un grand investissement en temps et surtout en patience, car une (éventuelle) approbation d’un projet est souvent déclarée des mois, voire une année plus tard.

La recherche de subventions créé les réseaux

Mais tout ceci n’est pas ‘que’ catastrophique. Au sein du Bral, nous considérons les recherches de projet comme une opportunité d'affiner notre planning d’activité et surtout comme opportunité d'étendre notre réseau. Et ce aussi bien en ce qui concerne la recherche des pistes de financement que celle des partenaires potentiels.

Et concrètement en 2014 ?

Notre budget de fonctionnement total de l'ordre de 400 000 € en 2014 provient essentiellement des subsides des pouvoirs publics. Près de 42% provient de la Région de Bruxelles-Capitale, 32% de la VGC-Vlaamse Gemeenschapscommissie, 7% de la Région flamande et 12% du Gouvernement fédéral.

Le plus intéressant est d’observer la répartition entre les subventions d'ordre structurel et celles attribuées aux projets, sachant que la frontière n’est pas toujours très nette entre les deux.

  • Depuis 2007 nous avons reçu 137.000 € de financement structurel de la VGC-Vlaamse Gemeenschapscommissie
  • Depuis 2011 nous avons reçu 45.000 € pour notre mission de base concernant l’environnement
  • Depuis 2010 nous avons reçu &&& € du fonds social Maribel
  • Depuis 2012 nous avons reçu 9.800 € du SPF Environnement

Les sommes restantes sont les subventions de projets qui doivent donc être renégociées chaque année ou tous les 2 ans avec les pouvoirs publics.

 

An Descheemaeker - coordinatrice du BRAL- mai 2015